Par domaine Les huit familles de risque analysées séparément — chaleur, eau, catastrophes naturelles, agriculture et forêts, santé et services, emploi et logement, population, préparation locale.
Mise à jour : 2026-10-12
Le classement agrège huit domaines, répartis entre deux notes — exposition au réchauffement, vie sur place aujourd'hui (Méthode ). Il faut lire le profil par domaine avant le score global : un chiffre unique de 0 à 100 mélange des choses qui ne se compensent pas dans la vie réelle. Un bon score peut recouvrir un territoire sûr mais sans eau, ou frais mais sans médecin.
Attention
Deux exemples réels de ce que le score composite dissimule.
La Creuse et la Haute-Vienne sont parmi les moins exposées aux aléas — inondation, submersion, feux, mouvements de terrain — et parmi les plus dégradées sur l'étiage estival . Sûres face aux catastrophes, fragiles sur la ressource.
Les seuls départements dont la préparation à l'adaptation s'améliore d'ici 2076 — Lozère, Aveyron, Jura, Meuse, Cantal, Hautes-Alpes — le doivent à l'absence de charges, pas à une action publique volontaire . Le chiffre monte pour une raison qui n'est pas une bonne nouvelle.
Le mécanisme se voit sur n'importe quel département, y compris celui qui domine le classement.
Profil par domaine — Mayenne, 2026 → 2076
Huit lignes, une par domaine de risque. Sur chaque ligne, une barre claire couvre la moitié centrale des 96 départements en 2076, un trait vertical marque leur médiane, et une flèche va du score de Mayenne en 2026 à son score en 2076. Mayenne reste sous la médiane sur 7 des huit domaines ; son point faible est « Préparation locale » (54,3 contre 49,0), son point fort « Emploi et logement » (14,9 contre 45,2).
Le profil de Mayenne : ce qui va, ce qui coince
Risque par domaine, de 2026 à 2076 (0 = le plus favorable, 100 = le plus défavorable). La barre claire
montre où se situent la moitié centrale des 96 départements en 2076 ; la flèche montre le trajet de
Mayenne.
risque (0 = le plus favorable)
0
25
50
75
100
Chaleur
20,7 → 31,6
sous la médiane de 6,6
moitié centrale des 96 dép. en 2076
2026
Eau
20,2 → 44,1
sous la médiane de 3,9
Catastrophes naturelles
6,0 → 16,3
sous la médiane de 28,2
Agriculture et forêts
25,3 → 51,8
sous la médiane de 5,2
Santé et services
25,0 → 33,4
sous la médiane de 16,2
Emploi et logement
9,2 → 14,9
sous la médiane de 30,4
Population
33,2 → 33,2
sous la médiane de 6,5
Préparation locale
55,0 → 54,3
au-dessus de la médiane de 5,3
En 2076, Mayenne reste sous la médiane sur 7 des 8 domaines. Son point faible est « Préparation locale » (54,3
contre 49,0 de médiane) ; son point fort est « Emploi et logement » (14,9 contre 45,2).
Source : donnees/scores.json, scores par domaine du département 53 ; quartiles calculés sur les 96 départements par
interpolation linéaire — données du 12 octobre 2026. Un score de domaine agrège des indicateurs qui ne se compensent
pas : lire le domaine avant le score global.
Le département le mieux classé, domaine par domaine. La flèche va de son risque en 2026 à son risque en 2076 ; la barre claire couvre la moitié centrale des 96 départements en 2076 et le trait vertical leur médiane. En 2076, la Mayenne est sous cette médiane sur sept domaines — loin dessous sur l'emploi et le logement (14,9 contre 45,2) —, mais au-dessus sur la préparation locale (54,3 contre 49,0), son point faible. Un score global de tête ne dit rien de ce profil. Maille départementale. Source : scores.json .
Les huit domaines#
domaine ce qu'il mesure poids sous équilibré Chaleur jours ≥ 35 °C et ≥ 40 °C, nuits tropicales, durée des vagues de chaleur, îlot de chaleur urbain, potentiel de fraîcheur 0,0880 Eau sécheresses météorologiques et du sol, nappes, étiages, restrictions, tension sur la ressource, enneigement 0,2353 Catastrophes naturelles inondation, submersion, recul du trait de côte, argiles, feux, tempêtes, grêle, aléas géologiques 0,1624 Agriculture et forêts autonomie alimentaire, viabilité agricole, irrigation, dépérissement forestier, production électrique, biodiversité 0,1529 Santé et services généralistes et pédiatrie, démographie médicale, qualité de l'air, vecteurs, surmortalité caniculaire, bâti, petite enfance, éducation 0,1640 Emploi et logement bassin d'emploi, secteurs vulnérables, télétravail, prix, assurabilité, coût de la vie 0,1001 Population solde migratoire, déprise, densité, structure d'âge 0,0227 Préparation locale politiques d'adaptation, urbanisation, stabilité, tensions sociales (délinquance, pauvreté, chômage des jeunes), conflits d'usage de l'eau, finances locales 0,0746
Ces huit domaines ne se dégradent ni au même rythme, ni depuis le même niveau de départ.
Ce qui bascule et ce qui tient entre 2026 et 2076, par domaine
Huit lignes, une par domaine, classées par ampleur du basculement. Sur chaque ligne, une barre tiretée couvre la moitié centrale des 96 départements en 2026 et une barre pleine la même moitié centrale en 2076 ; une flèche relie les deux médianes. Le plus fort basculement est « Eau » (médiane 20,3 en 2026, 48,0 en 2076) ; le plus faible est « Population » (39,8 puis 39,8), qui part cependant d'un niveau déjà élevé.
Ce qui bascule, ce qui tient
Pour chacun des huit domaines : la moitié centrale des 96 départements en 2026 (barre haute, tiretée) et
en 2076 (barre basse, pleine), avec la médiane marquée. Domaines classés par ampleur du basculement.
risque (0 = le plus favorable)
0
25
50
75
100
Eau
2026
médiane 20,3
2076
médiane 48,0
+27,7 points
Agriculture et forêts
2026
médiane 31,4
2076
médiane 57,0
+25,7 points
Emploi et logement
2026
médiane 21,4
2076
médiane 45,2
+23,8 points
Catastrophes naturelles
2026
médiane 30,7
2076
médiane 44,5
+13,8 points
Chaleur
2026
médiane 26,5
2076
médiane 38,2
+11,7 points
Santé et services
2026
médiane 40,5
2076
médiane 49,6
+9,1 points
Préparation locale
2026
médiane 47,6
2076
médiane 49,0
+1,4 points
Population
2026
médiane 39,8
2076
médiane 39,8
+0,0 points
Le basculement le plus fort est « Eau » (médiane 20,3 → 48,0). Le domaine qui bouge le moins est « Population »
(39,8 → 39,8) — mais il part déjà haut : peu de mouvement ne veut pas dire peu de risque.
Source : donnees/scores.json, scores par domaine des 96 départements ; quartiles par interpolation linéaire — données
du 12 octobre 2026. Les quantiles ne s'additionnent pas : ces médianes décrivent chaque domaine séparément, jamais un
total.
Pour chaque domaine, la moitié centrale des 96 départements en 2026 (barre tiretée) et en 2076 (barre pleine), les deux médianes reliées par une flèche ; les domaines sont classés par ampleur du basculement. L'eau bascule de 27,7 points de médiane (20,3 → 48,0), l'agriculture et l'énergie de 25,6. La population ne bouge pas : ses indicateurs sont ceux de la vie sur place, pris aujourd'hui — mais elle part de 39,8, et un domaine stable n'est pas un domaine sûr. Maille départementale, les 96 sont couverts ; les quantiles ne s'additionnent pas d'un domaine à l'autre. Source : scores.json .
Deux domaines qui ne sont pas indépendants#
Attention
Chaleur et eau ne se pondèrent pas séparément , parce que la température est la variable de commande du déficit hydrique . Le cumul annuel de précipitations n'a aucun signal robuste — les modèles ne s'accordent pas même sur le signe du changement — tandis que l'évapotranspiration augmente d'environ +25 % avec un accord fort .
Les additionner compterait deux fois le même phénomène physique. Leur poids combiné est donc plafonné plutôt que sommé. Mais les deux domaines restent présentés séparément ici : ils décrivent des impacts différents et appellent des adaptations différentes. C'est la pondération qui tient compte de leur dépendance, pas la présentation.
Ce que chaque page contient#
Chaque page de domaine suit la même structure : le mécanisme qui gouverne le domaine, les résultats géographiques avec leurs chiffres et leurs sources, les faux amis — les territoires qui paraissent bien classés pour une mauvaise raison — et ce que le domaine ne sait pas , où sont nommés les indicateurs en confiance faible (voir Limites ).
Chaleur L'aléa qui commande tous les autres. Le clivage n'est pas nord/sud mais façade/altitude — et ce sont les nuits, pas les journées, qui décident. Eau La ressource qui décide de l'habitabilité. Ce n'est pas la pluie qui manque, c'est la perte qui augmente — et la géologie compte davantage que le climat. Catastrophes naturelles Inondation, submersion, érosion, argiles, feux — des risques qui frappent une parcelle, pas un département. Le domaine où la moyenne trompe le plus, et où le classement des territoires est le plus stable dans le temps. Agriculture et forêts La ligne de fracture de 2050 n'est pas nord/sud mais irrigation/pluvial — et quatorze centrales nucléaires sur dix-sept refroidissent sur un fleuve. Santé et services Le domaine qui contredit le plus nettement les autres — les territoires les plus frais sont souvent les plus démunis en pédiatrie. Et un même lieu reçoit deux verdicts opposés selon l'âge de qui l'habite. Emploi et logement Le critère décisif n'est pas le prix, c'est l'assurabilité — et c'est une falaise, pas une pente. Avec la contrainte la plus structurante que l'étude ait rencontrée : le métier. Population L'héliotropisme n'a pas commencé à s'inverser — il accélère. Le risque démographique dominant n'est pas la migration climatique mais le vieillissement, et il est déjà écrit. Préparation locale À aléa égal, ce qui sépare un territoire vivable d'un territoire invivable, c'est la préparation collective. Le résultat central tient en une phrase : le papier gagne, l'exécution perd.